Rhapsody en bleu est un morceau emblématique de la musique américaine avec une orchestration fascinante et une empreinte culturelle qui reflète la modernité du début du 20e siècle. Au-delà de ses mérites artistiques, la composition a fourni de nombreuses pierres de touche culturelles, notamment son utilisation comme thème des publicités United Airlines, le soutien des films tels que «Fantasia 2000» et d’innombrables performances enregistrées mémorables, y compris un favori personnel de Leonard Bernstein. Parmi ces enregistrements, il y a un important interprété par George Gershwin lui-même au piano, avec accompagnement du Paul Whiteman Orchestra.
Enregistré le 10 juin 1924 et sorti en octobre, cette version n’est pas seulement historique pour son timing, produite peu de temps après la première de la pièce en février de la même année, mais aussi pour ses détails. Bien que le public d’aujourd’hui ne le trouve pas inhabituel, le phénomène d’un compositeur ou d’un artiste musical exécutant leur propre travail est rare dans l’histoire de l’expérience humaine. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la seule façon de découvrir la musique était dans un cadre en direct. En 1924, il était devenu de plus en plus courant pour découvrir la musique à travers des enregistrements disponibles dans le commerce. En écoutant l’enregistrement de 1924 de Gershwin, les auditeurs ont aujourd’hui un lien auditif direct à la création de la pièce en 1924. Cela contraste fortement avec les pièces classiques de compositeurs comme Mozart, Beethoven et Bach, qui n’ont jamais eu l’occasion d’enregistrer leurs œuvres. Notre compréhension de ces compositions est façonnée par des interprétations qui sont des décennies ou des siècles retirées de leur création originale. Pourtant, l’interprétation personnelle de Gershwin de sa composition offre une connexion unique au moment de sa création, nous permettant d’entendre le piano jouer avec l’intensité que Gershwin avait l’intention. Il invoque un sentiment de proximité avec un temps retiré du moment actuel.
L’accessibilité de l’enregistrement de Gershwin en 1924 est améliorée par son passage dans le domaine public. Une telle accessibilité enrichit notre patrimoine culturel et permet une compréhension plus approfondie du moment où il a été produit. Ce n’est pas un chef-d’œuvre musical éloigné allemand ou français, mais un document vivant dans lequel nous pouvons entendre l’influence directe du compositeur. Cet accès direct aux performances de Gershwin est une ressource inestimable, offrant un pont auditif rare vers le passé. Donc, la prochaine fois que vous écoutez «Rhapsody in Blue», pensez à choisir la version de 1924 interprétée par Gershwin. Imaginez le caractère unique de cette expérience et la connexion profonde à l’histoire qu’elle offre, reproduisant le son d’origine et nous transportant au moment d’une époque révolue.
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