Il y a dans les paroles de Jésus une radicalité qui n’existe pas chez d’autres figures spirituelles telles que Bouddha, Mahomet ou même Moïse. C’est une qualité que nul être humain digne de ce nom ne peut ignorer. Selon la Bible, lorsque Jésus s’exprime, il manifeste une certitude qui surpasse toutes les autres, un degré de conviction qui ne laisse aucune place au doute, ce qui rend difficile de le comparer à d’autres figures spirituelles. Bien qu’il n’existe que peu de preuves historiques solides de l’existence de Jésus, son histoire est si puissante qu’elle s’impose d’elle-aussi bien aux croyants qu’aux non-croyants. Jésus a inspiré la réflexion chez les plus grands penseurs de l’histoire. Il est difficile d’imaginer qu’il existe quelqu’un qui, sans crainte de se contredire, puisse affirmer ne jamais penser à Jésus sans se mettre la main sur la joue, les yeux fixés droit devant lui en tirant la peau de sa gorge . Cet homme, dis-je, qui, depuis deux mille ans, continue à faire autorité dans le domaine spirituel, est considéré comme Dieu par certains.
Ainsi, je trouve Michel Onfray peu convaincant et assez plat dans sa tentative de démontrer la non-existence de Jésus. Même en l’absence de preuves historiques tangibles, il existe une preuve spirituelle qui traverse le cœur et les sentiments, semblable à l’amour que l’on ressent sans savoir d’où il vient. Cette sincérité de l’émotion, comme un courant qui embrasse tout notre être, est ce qui fait de Jésus plus qu’une simple figure historique. Il représente un sentiment, une sensation, une énergie qui donne à l’existence un véritable goût et une véritable cohésion. Cette dimension spirituelle, bien que intangible, est profondément ressentie, et c’est ce qui fait de Jésus une figure éternelle dans l’esprit et le cœur des gens à travers les âges.
Michel Onfray a dit que Jésus est une idée. En réalité, il n’est pas une idée, il est l’idée ; l’idée incarnée. Il est insaisissable et n’a pas besoin de preuves historiques pour attester de sa tangibilité. Que pourrait-il être d’autre que ce qu’il est ? Si ce n’est pas Jésus qui a prononcé les paroles rapportées dans la Bible, à qui peut-on les attribuer ? Ces paroles, par leur profondeur et leur impact, semblent transcender le simple fait historique et touchent à l’essence même de ce que signifie être humain. Si ce n’est pas Jésus qui les a prononcées, celui qui l’a fait doit être tout aussi transcendantal.